Les bourses de mobilité pour étudiants étrangers représentent une excellente opportunité pour les étudiants qui souhaitent poursuivre temporairement leurs études dans un autre pays, découvrir un nouvel environnement universitaire et acquérir une expérience internationale. Grâce à différents programmes de financement, il est possible de réaliser un échange universitaire, un stage professionnel ou une formation à l’étranger tout en bénéficiant d’une aide financière.
La France figure parmi les destinations les plus recherchées par les étudiants internationaux. Ses universités, ses grandes écoles, ses établissements de recherche et ses nombreuses possibilités de stages attirent chaque année des candidats venus de différents horizons.
Cependant, trouver une bourse adaptée nécessite de comprendre les différents dispositifs disponibles. Certains financements concernent uniquement les échanges universitaires, tandis que d’autres soutiennent les stages, les formations courtes ou les projets de recherche.
Dans ce guide, découvrez les principales bourses de mobilité pour étudiants étrangers, les conditions d’admission, les montants des aides, les documents nécessaires et les étapes à suivre pour organiser votre séjour universitaire en France.
Qu’est-ce qu’une bourse de mobilité pour étudiants étrangers ?
Une bourse de mobilité est une aide financière destinée aux étudiants qui souhaitent effectuer une partie de leur parcours académique dans un établissement situé à l’étranger.
Contrairement à une bourse universitaire classique, elle finance généralement une période temporaire d’études ou de formation. L’étudiant reste souvent inscrit dans son établissement d’origine pendant toute la durée de son séjour.
Ce dispositif permet notamment de :
- Suivre des cours dans une université étrangère ;
- Participer à un programme d’échange académique ;
- Effectuer un stage dans une entreprise internationale ;
- Réaliser des activités de recherche ;
- Développer des compétences linguistiques et professionnelles ;
- Obtenir des crédits universitaires reconnus par son établissement d’origine.
Les aides peuvent provenir de l’Union européenne, des gouvernements, des universités ou d’organismes spécialisés dans la coopération internationale.
Il est important de comprendre qu’il n’existe pas une seule bourse universelle appelée « Mobility Scholarship ». Plusieurs programmes possèdent leurs propres conditions, procédures et critères de financement.
Pourquoi choisir la France pour une mobilité universitaire ?
La France constitue une destination intéressante pour les étudiants étrangers qui souhaitent développer leur parcours académique dans un environnement international.
Le pays possède un réseau diversifié d’universités publiques, de grandes écoles, d’instituts spécialisés et de centres de recherche.
Les étudiants peuvent découvrir différentes disciplines, notamment l’ingénierie, l’économie, le commerce, les sciences politiques, les mathématiques, l’informatique et les sciences humaines.
Plusieurs villes accueillent une importante population étudiante internationale.
Paris offre un environnement universitaire et professionnel particulièrement diversifié. Lyon est connue pour ses établissements d’enseignement supérieur et ses activités économiques. Lille, Toulouse, Bordeaux, Montpellier et Strasbourg proposent également des possibilités intéressantes.
Une mobilité en France peut apporter plusieurs avantages :
- Une expérience universitaire internationale ;
- Une meilleure maîtrise du français ou d’une autre langue ;
- Une découverte des méthodes pédagogiques françaises ;
- Des contacts avec des étudiants et professionnels internationaux ;
- Une expérience valorisante sur un CV ;
- Une meilleure compréhension du marché européen.
Qui peut bénéficier d’une bourse de mobilité ?
Les conditions d’éligibilité dépendent du programme de financement et de l’établissement concerné.
Cependant, plusieurs catégories d’étudiants peuvent généralement être concernées.
Étudiants en licence ou bachelor
Les étudiants inscrits dans un programme de premier cycle peuvent rechercher des possibilités d’échange universitaire.
Ils peuvent suivre certains cours dans une université française partenaire et faire reconnaître les crédits obtenus dans leur établissement d’origine.
Étudiants en master
Les étudiants de master peuvent participer à des mobilités académiques, à des formations spécialisées ou à des stages internationaux.
Ces expériences sont particulièrement utiles pour développer une expertise dans un domaine professionnel.
Doctorants et jeunes chercheurs
Les doctorants peuvent bénéficier de programmes de mobilité destinés à soutenir leurs recherches.
Ils peuvent effectuer un séjour dans un laboratoire français, collaborer avec une équipe scientifique ou participer à un projet de recherche international.
Jeunes diplômés
Certains programmes permettent également aux récents diplômés de réaliser un stage à l’étranger.
Dans le cadre d’Erasmus+, par exemple, les diplômés doivent généralement être sélectionnés par leur établissement pendant leur dernière année d’études et terminer leur stage dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme.
Étudiants en formation professionnelle
Les apprenants inscrits dans des programmes de formation professionnelle peuvent aussi accéder à certaines opportunités de mobilité.
Ces expériences permettent de découvrir de nouvelles méthodes de travail et d’acquérir des compétences pratiques dans un environnement international.
Les principaux programmes de bourses de mobilité pour la France
Plusieurs dispositifs peuvent financer un séjour universitaire ou professionnel en France.
1. Erasmus+ Mobility Scholarship
Le programme Erasmus+ est l’un des dispositifs européens les plus connus dans le domaine de la mobilité internationale.
Financé par l’Union européenne, il soutient les échanges universitaires, les stages et différentes activités de formation.
Les étudiants peuvent effectuer une période d’études dans un établissement partenaire français tout en restant inscrits dans leur université d’origine.
Les principales possibilités comprennent :
- Mobilité universitaire ;
- Stage professionnel ;
- Mobilité doctorale ;
- Mobilité courte et hybride ;
- Programmes intensifs combinant activités physiques et virtuelles.
Pour les mobilités universitaires classiques, la durée est généralement comprise entre 2 et 12 mois. Les mobilités courtes hybrides peuvent durer entre 5 et 30 jours sur place, avec une composante virtuelle obligatoire.
Le financement peut contribuer aux frais de séjour et de déplacement. Des aides supplémentaires peuvent être disponibles pour les étudiants ayant moins d’opportunités.
Les montants dépendent notamment du pays d’origine, de la destination, de la durée et des règles appliquées par l’établissement.
Les étudiants ne déposent généralement pas leur demande de financement directement auprès de l’Union européenne. Ils doivent contacter le bureau international de leur établissement.
2. Bourses de mobilité proposées par les universités françaises
Certaines universités françaises proposent des aides destinées aux étudiants internationaux participant à des programmes d’échange.
Ces financements peuvent être attribués dans le cadre d’accords de coopération entre établissements.
Les conditions varient selon les institutions.
Les aides peuvent prendre différentes formes :
- Allocation mensuelle ;
- Participation aux frais de transport ;
- Aide au logement ;
- Soutien financier ponctuel ;
- Exonération de certains frais, selon les dispositifs.
Pour connaître les possibilités disponibles, il est conseillé de consulter le service des relations internationales de l’université française concernée.
3. Bourses gouvernementales et programmes de coopération
Les gouvernements français et étrangers soutiennent également différents projets de coopération universitaire.
Ces dispositifs peuvent concerner les échanges académiques, les projets scientifiques, les formations spécialisées ou les séjours de recherche.
Les ambassades, les organismes nationaux et les institutions partenaires peuvent publier des appels à candidatures.
Les conditions dépendent du pays de résidence, du niveau universitaire et des objectifs du programme.
4. Aide à la mobilité internationale (AMI)
L’aide à la mobilité internationale, appelée AMI, est un dispositif français destiné à certains étudiants français bénéficiant d’une bourse sur critères sociaux ou d’une aide spécifique annuelle.
Elle concerne les séjours d’études ou les stages à l’étranger répondant aux conditions officielles.
Pour l’année universitaire 2025-2026, son montant est de 400 euros par mois, pour une durée comprise entre un et dix mois.
Il faut toutefois faire une distinction importante : cette aide concerne les étudiants éligibles qui partent à l’étranger depuis la France. Elle ne constitue pas une bourse générale destinée aux étudiants étrangers souhaitant venir étudier en France.
Les étudiants internationaux doivent donc examiner les autres programmes de financement correspondant à leur situation.
Quels types de mobilité peut-on financer ?
Les bourses de mobilité ne concernent pas uniquement les échanges universitaires traditionnels.
Plusieurs formats permettent aux étudiants étrangers de profiter d’une expérience académique en France.
Mobilité pour études
La mobilité pour études permet de suivre des cours dans une université française pendant une période déterminée.
L’étudiant choisit généralement ses cours avec l’accord de son établissement d’origine et de son établissement d’accueil.
Les résultats peuvent être reconnus sous forme de crédits ECTS ou selon un autre système de reconnaissance académique.
Mobilité pour stage professionnel
Les stages internationaux permettent aux étudiants de travailler temporairement dans une organisation française.
Les structures d’accueil peuvent inclure :
- Entreprises privées ;
- Startups ;
- Associations ;
- Organisations non gouvernementales ;
- Laboratoires de recherche ;
- Institutions publiques ;
- Centres de formation.
Cette expérience aide les étudiants à comprendre les pratiques professionnelles françaises et à développer leur réseau.
Mobilité de recherche
Les doctorants et certains étudiants de master peuvent effectuer un séjour dans un laboratoire français.
Ils peuvent travailler sur une recherche spécifique, participer à des projets scientifiques et collaborer avec des chercheurs.
Cette formule est particulièrement intéressante pour les candidats qui souhaitent poursuivre une carrière académique.
Mobilité courte ou hybride
Les mobilités hybrides associent une période de présence physique à des activités réalisées en ligne.
Dans le cadre d’Erasmus+, certaines mobilités courtes comprennent entre 5 et 30 jours de présence physique et une composante virtuelle obligatoire.
Pour les mobilités d’études concernées, le programme doit permettre d’obtenir au moins 3 crédits ECTS.
Ce format représente une solution intéressante pour les étudiants qui ne peuvent pas séjourner plusieurs mois à l’étranger.
Quel montant peut-on recevoir ?
Le montant d’une bourse de mobilité dépend du programme et de la situation individuelle du candidat.
Il n’existe donc pas de montant unique applicable à tous les étudiants étrangers.
Dans le cadre d’Erasmus+, l’aide financière peut comprendre plusieurs catégories.
Allocation de séjour : elle contribue aux dépenses quotidiennes comme le logement, l’alimentation et les transports.
Aide au voyage : elle peut participer au financement du trajet entre le pays d’origine et la France.
Soutien à l’inclusion : des aides supplémentaires peuvent être accordées aux participants ayant des besoins spécifiques ou rencontrant des difficultés particulières.
Compléments de financement : certaines catégories de mobilité peuvent bénéficier de majorations selon les règles applicables.
Pour les mobilités courtes Erasmus+ de 5 à 30 jours, les montants de soutien individuel de base prévus dans le guide du programme sont de 79 euros par jour pendant les 14 premiers jours, puis de 56 euros par jour du 15e au 30e jour.
Ces montants ne doivent pas être confondus avec les allocations mensuelles des mobilités longues.
Le montant effectivement attribué doit toujours être confirmé auprès de l’établissement responsable du financement.
Quelles dépenses une bourse de mobilité peut-elle couvrir ?
Une bourse de mobilité peut réduire considérablement le coût d’un séjour international.
Les dépenses admissibles dépendent du programme choisi.
Logement
Le logement représente souvent l’une des dépenses les plus importantes en France.
Les étudiants peuvent rechercher une chambre en résidence universitaire, un logement privé ou une colocation.
Certaines aides financières peuvent contribuer aux dépenses de logement.
Alimentation et dépenses quotidiennes
Une allocation de séjour peut aider à financer les repas, les courses et les dépenses personnelles.
Il est néanmoins conseillé de préparer un budget mensuel avant le départ.
Transport
Les frais de transport peuvent inclure le voyage international et certains déplacements locaux.
Les règles Erasmus+ prévoient notamment une contribution calculée selon des tranches de distance.
Assurance et démarches administratives
Les étudiants doivent également prévoir les dépenses liées à leur couverture médicale, à leurs documents administratifs et aux éventuelles formalités de séjour.
La prise en charge de ces frais dépend des conditions de chaque programme.
Comment postuler à une bourse de mobilité pour étudier en France ?
La procédure de candidature dépend du dispositif choisi. Pour Erasmus+, la sélection est généralement organisée par l’établissement d’origine.
Voici les principales étapes à suivre.
Étape 1 : identifier les programmes disponibles
Commencez par rechercher les programmes de mobilité auxquels votre université participe.
Vérifiez si elle possède des accords avec des établissements français.
Vous pouvez également consulter les appels à candidatures publiés par les universités et les organismes de financement.
Étape 2 : contacter le bureau international
Le bureau des relations internationales est généralement votre premier interlocuteur.
Il pourra vous informer sur :
- Les universités partenaires ;
- Les formations disponibles ;
- Les conditions d’admission ;
- Les dates limites ;
- Les montants des aides ;
- Les documents nécessaires.
Il est préférable de commencer ces démarches plusieurs mois avant le départ.
Étape 3 : choisir un établissement d’accueil
Sélectionnez une université, une école ou une organisation française correspondant à vos objectifs.
Vérifiez que la formation ou le stage proposé correspond à votre parcours académique.
La disponibilité d’un accord institutionnel est particulièrement importante pour les mobilités Erasmus+ pour études.
Étape 4 : préparer un projet de mobilité
Votre projet doit expliquer pourquoi vous souhaitez effectuer cette expérience et quelles compétences vous espérez développer.
Présentez également les avantages académiques et professionnels de votre séjour.
Un projet précis permet de montrer que votre mobilité possède une véritable valeur éducative.
Étape 5 : compléter les documents demandés
Préparez les formulaires et les justificatifs nécessaires.
Certains programmes exigent un accord pédagogique avant le départ.
Étape 6 : attendre la sélection et la confirmation financière
Après l’évaluation du dossier, l’établissement communique les résultats.
Les étudiants sélectionnés reçoivent les informations relatives à leur financement et aux formalités à accomplir.
Il est important d’attendre les confirmations nécessaires avant d’engager des dépenses importantes.
Quels documents préparer pour une candidature ?
Les documents demandés varient selon l’établissement et le programme.
Cependant, un dossier de mobilité peut généralement comprendre :
- Passeport ou pièce d’identité ;
- CV académique ;
- Lettre de motivation ;
- Relevés de notes ;
- Certificats de scolarité ;
- Diplômes obtenus ;
- Justificatif de niveau linguistique, si nécessaire ;
- Lettre d’acceptation de l’établissement d’accueil, lorsqu’elle est demandée ;
- Learning Agreement pour les mobilités concernées ;
- Convention de stage pour certaines mobilités professionnelles.
Les doctorants peuvent également devoir présenter un résumé de recherche ou une lettre d’invitation d’un laboratoire.
Quelle est l’importance du Learning Agreement ?
Le Learning Agreement est un document essentiel dans les mobilités universitaires Erasmus+.
Il définit les activités académiques que l’étudiant réalisera pendant son séjour.
Il précise notamment les cours, les crédits et les objectifs pédagogiques.
Ce document est généralement validé par l’étudiant, l’établissement d’origine et l’établissement d’accueil.
Son objectif est de faciliter la reconnaissance des résultats obtenus à l’étranger.
Pour une mobilité de stage, un accord spécifique décrit les missions, les compétences à acquérir et les modalités d’évaluation.
Comment préparer son budget pour vivre en France ?
Même avec une bourse, il est important de préparer un budget réaliste.
Le coût de la vie varie considérablement selon la ville, le type de logement et les habitudes personnelles.
Paris peut nécessiter un budget plus élevé que certaines villes universitaires de taille moyenne.
Les étudiants doivent notamment prévoir :
- Le loyer et les charges ;
- L’alimentation ;
- Les transports ;
- Les dépenses de santé ;
- Les fournitures universitaires ;
- Les communications ;
- Les dépenses personnelles.
Il est également recommandé de prévoir une réserve financière pour les premières semaines.
En effet, le versement de la bourse peut intervenir après certaines démarches administratives.
Visa et formalités pour les étudiants étrangers
Les étudiants internationaux doivent vérifier les conditions d’entrée et de séjour applicables à leur nationalité.
Les ressortissants de pays extérieurs à l’Union européenne peuvent avoir besoin d’un visa adapté à la durée et à la nature de leur mobilité.
La procédure dépend notamment du statut de l’étudiant et de son pays de résidence.
Avant le départ, il faut vérifier :
- La validité du passeport ;
- Le type de visa nécessaire ;
- Les justificatifs d’hébergement ;
- La couverture médicale ;
- Les documents d’inscription ;
- Les preuves de financement éventuellement demandées.
Les étudiants concernés peuvent consulter France-Visas et les services officiels de Campus France pour obtenir des informations correspondant à leur situation.
Peut-on travailler pendant une mobilité en France ?
Les possibilités de travail dépendent du statut de séjour et de la réglementation applicable.
Les étudiants étrangers doivent vérifier les droits associés à leur visa ou titre de séjour.
Il faut également tenir compte des conditions du programme de mobilité et des obligations académiques.
Un emploi à temps partiel peut éventuellement compléter le budget, mais il ne doit pas compromettre les études ou le stage.
Que faire après une mobilité universitaire en France ?
Une expérience internationale peut ouvrir de nouvelles perspectives académiques et professionnelles.
Après leur séjour, certains étudiants souhaitent revenir en France pour poursuivre un diplôme complet.
Ils peuvent notamment envisager :
- Une licence ou un bachelor ;
- Un master ;
- Un MBA ;
- Un doctorat ;
- Une formation professionnelle ;
- Un programme spécialisé.
Il est toutefois important de comprendre qu’une bourse de mobilité temporaire ne garantit pas automatiquement le financement d’un diplôme complet.
Les étudiants intéressés doivent rechercher de nouvelles possibilités de financement, notamment les bourses gouvernementales, les aides universitaires et les programmes d’excellence.
Ils doivent également préparer une nouvelle candidature universitaire et effectuer les démarches de visa correspondant à leur futur projet.
Comment augmenter ses chances d’obtenir une bourse de mobilité ?
La sélection peut être compétitive. Une préparation sérieuse permet de présenter un dossier plus convaincant.
Présentez un bon parcours académique : vos résultats universitaires doivent démontrer votre capacité à suivre une formation dans un environnement international.
Expliquez clairement vos objectifs : montrez pourquoi cette mobilité est importante pour votre avenir.
Choisissez un programme cohérent : les cours ou le stage doivent être liés à votre formation actuelle.
Préparez une lettre de motivation personnalisée : évitez les explications générales et présentez des raisons concrètes.
Respectez les délais : les candidatures tardives peuvent être refusées, même lorsque le profil académique est intéressant.
Améliorez vos compétences linguistiques : une bonne maîtrise du français ou de l’anglais peut faciliter votre intégration.
Les erreurs à éviter lors d’une demande de bourse
Plusieurs erreurs peuvent compliquer une candidature.
La première consiste à croire qu’une bourse de mobilité est automatiquement accessible à tous les étudiants étrangers.
En réalité, les conditions dépendent des accords institutionnels et des règles de chaque programme.
Il faut également éviter de confondre une mobilité temporaire avec une admission dans un diplôme complet.
Une autre erreur consiste à sous-estimer le coût de la vie en France. Le financement reçu ne couvre pas nécessairement toutes les dépenses.
Enfin, ne négligez pas les formalités administratives. Un dossier incomplet, un document manquant ou une demande de visa tardive peut retarder votre départ.
Questions fréquentes sur les bourses de mobilité pour étudiants étrangers
Les étudiants non européens peuvent-ils obtenir une bourse de mobilité pour la France ?
Oui. Certains programmes permettent aux étudiants de pays non européens de participer à des mobilités internationales. Leur éligibilité dépend du pays concerné, des accords entre établissements et du financement disponible. Erasmus+ prévoit notamment des possibilités de mobilité internationale avec des pays partenaires dans le cadre de certains projets.
Comment demander une bourse de mobilité pour la France ?
La première démarche consiste à contacter le bureau international de votre établissement. Il pourra vous informer sur les programmes disponibles, les universités partenaires et les procédures de candidature.
Erasmus+ finance-t-il les frais de scolarité en France ?
La mobilité Erasmus+ repose sur des accords entre établissements et ne doit pas être considérée comme une bourse générale couvrant tous les frais universitaires. Les conditions financières dépendent du programme et de l’établissement d’accueil.
Quelle est la durée d’une bourse de mobilité ?
Pour les mobilités Erasmus+ classiques d’études ou de stage, la durée est généralement comprise entre 2 et 12 mois. Certaines mobilités courtes hybrides durent entre 5 et 30 jours sur place. D’autres programmes peuvent appliquer des durées différentes.
Peut-on obtenir une bourse pour effectuer un stage en France ?
Oui. Erasmus+ et certains dispositifs institutionnels peuvent financer des stages à l’étranger. Le stage doit respecter les conditions du programme et correspondre aux objectifs de formation du candidat.
Une bourse de mobilité couvre-t-elle toutes les dépenses ?
Pas nécessairement. Elle contribue généralement aux frais de séjour et de transport, mais le montant peut être inférieur au coût total du séjour. Une préparation financière reste donc importante.
Peut-on poursuivre un master en France après une mobilité Erasmus+ ?
Oui. Une mobilité temporaire peut aider à découvrir les établissements français et à préparer un projet d’études à long terme. Cependant, l’admission dans un master et l’obtention d’une nouvelle bourse nécessitent des démarches distinctes.
Les doctorants peuvent-ils bénéficier d’une mobilité internationale ?
Oui. Certains programmes soutiennent les séjours de recherche, les collaborations scientifiques et les mobilités doctorales de courte ou longue durée.
Conclusion : construire son avenir international grâce à une bourse de mobilité
Les bourses de mobilité pour étudiants étrangers constituent une opportunité précieuse pour découvrir de nouveaux systèmes universitaires, acquérir une expérience professionnelle et développer des compétences internationales.
La France offre un environnement particulièrement intéressant grâce à la diversité de ses universités, de ses grandes écoles et de ses centres de recherche.
Des dispositifs comme Erasmus+, les aides institutionnelles et les programmes de coopération permettent de financer différentes formes de mobilité, allant des échanges universitaires aux stages professionnels et aux séjours de recherche.
Pour réussir, il est essentiel de choisir un programme adapté, de contacter son établissement suffisamment tôt et de préparer soigneusement les documents demandés.
Enfin, une mobilité en France peut représenter bien plus qu’un simple séjour académique. Elle peut devenir le point de départ d’un projet de master, de doctorat ou d’une future carrière internationale.

